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Chaque
année à la fin du mois de mars, les dégustations de l'Union
des Grands Crus de Bordeaux, auxquelles viennent se greffer
d'autres dégustations et des réceptions dans les propriétés,
donnent le coup d'envoi de la campagne des primeurs de Bordeaux.
Du
monde entier convergent dégustateurs, négociants et journalistes.
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Chaque
année des critiques s'élèvent contre la précocité de ces
dégustations : les vins ne sont pas toujours assemblés,
ou plutôt un assemblage provisoire et flatteur est fait
qui ne donne parfois qu'une idée faussée de ce que sera
le vin à son apogée ou simplement lors de sa mise en bouteilles.
Dans un millésime comme 2001 où tous les raisins n'étaient
pas mûrs, il y aura des décisions à prendre dans les chais,
plus tard, alors que les vins seront déjà vendus. Car
ces dégustations correspondent à un usage maintenant bien
établie, qui est de vendre la majeure partie de la production
quelques mois après la récolte. Ce n'est pas nouveau :
à la fin du XIX° siècle, la pratique répandue était l'abonnement,
par lequel les négociants de Bordeaux réservaient d'avance
les vins sur plusieurs années à venir ; c'était plus joueur
et plus périlleux que de revendre dans la semaine les
primeurs d'aujourd'hui.
Dans
le balancier toujours instable entre la propriété et le
négoce, c'est aujourd'hui la propriété qui dispose, tandis
que le négoce ne s'en sort pas trop mal, tant que la clientèle
accepte des prix élevés.
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Certes, la concurrence internationale est de plus en plus
rude, mais les vins de Bordeaux restent à un niveau qualitatif
très élevé, tandis que les meilleurs vins du Nouveau Monde
sont devenus très coûteux eux aussi.
Tous
les commentateurs publient donc leurs notes dès le printemps,
en regrettant souvent que cela soit si tôt. Mais qu'y
faire ? Robert Parker est déjà passé, il repassera, et
il faut bien suivre le mouvement faute de prêcher ensuite
dans le vide. En définitive, la décision de reculer la
date de ces dégustations appartient seulement aux propriétaires.
Notons que cette année quelques ténors du médoc ne s'étaient
pas déplacés.
Iencheres.com
a dépêché en bordelais l'expert en vins Gilles du Pontavice
et le dégustateur anglais John Ryan ( à partir des vins
des Graves). Nous n'en rapportons pas des notes intangibles,
mais juste quelques impressions d'un millésime contrasté
et, belle nouvelle, marqué par la réussite des sauternes
et des barsac.
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| Cliquez
sur le vin de votre choix et découvrez les commentaires
de Gilles et John ! |
| (classement
par ordre alphabétique) |
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Le
Médoc |
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Le
Château du Tertre, à Arcas, accueillait la
dégustation des crus de Margaux
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Malescot-Saint-Exupéry
finit un peu court ; mais il tapisse le nez et la bouche
de notes de branches de cassis, et c'est un vrai plaisir
! Kirwan est tout jeune, avec
du corps et beaucoup de fruité masqué par des tannins
imposants. Angludet est
un beau vin, plein et gras, et lisse, droit et ferme à
la fois avec une finale puissante. Durfort-Vivens
donne un fort joli vin à la robe vive, pas très complexe
mais frais et marqué de notes de cassis. Dès l'œil, Giscours
a du poids ; nez puissant ( goudron), en bouche corpulent
avec des aspérités, de l'acidité, des tannins, tout cela
encore en vrac ; il faudra attendre que ça se fonde. Monbrison
est un bon margaux, avec de la vivacité, du corps et de
la droiture. Marojallia,
le cru de Jean-Luc Thunevin entre Le Tertre et Monbrison,
est coloré, très tannique avec du fruit à venir. Marquis
d'Alesme-Becker est rond, vif et droit. Rauzan-Ségla
a une robe rubis sans nuances ; vif, fruité plutôt facile.
Cantenac-Brown a une
belle robe grenat, il est parfumé et complexe et se délite
un peu en finale.
Marquis de Terme a une robe sombre, le vin est
carré et pas très rieur pour l'heure.
Labégorce est pour l'instant très corsé.
Le Tertre est plutôt souple, raffiné et soyeux
en bouche. Prieuré-Lichine
est souple avec un grain fin.
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Dauzac, robe grenat violacé,
est généreux, mais juste mûr. Siran
offre finesse et complexité, mais dans un registre modeste.
Lascombes a une robe un
peu diluée, et une bouche plutôt dure. Ferrières,
au nez de savonnette, est dense et prometteur en bouche,
mais vert en finale. Rauzan-Gassies
manque du type margaux, il est trop simple.Brane-Cantenac
n'a pas encore digéré son bois et doit s'attendre. Léoville-Barton
( objet l'année dernière d'une spéculation démesurée)
est excellent : robe qui annonce la puissance, charpenté,
finale longue et tannique. Léoville-Poyferré
est profondément coloré, riche et corsé, avec un brin
de rusticité dont je fais compliment personnel. Gruaud-Larose
se place dans les gros calibres, avec de la robe et du
gras, de l'ampleur et des tannins imposants. Branaire
est coloré, violacé, pas très concentré mais prenant de
l'ampleur en bouche avec une bonne finale : c'est un vin
de classe. Langoa-Barton,
c'est l'équilibre : la sève d'un bon margaux et les tannins
d'un bon saint-estèphe. A Lagrange,
la proportion de merlots continue à baisser ( 27% cette
année, mais 11% du rare cépage petit verdot), mais le
vin est cependant souple, fin et velouté avec une jolie
chair. Talbot est séveux et
corsé, mais la finale est dure et amère. Beychevelle
est souple et sans trop de longeur.
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| Les
crus Médoc se sont offert à la dégustation
dans le beau chai du Château Citran |
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| Lynch-Bages
est un beau vin volumineux encore amer, avec des notes juvéniles
de bitume. Haut-Bages-Libéral
fait honneur au Pauillac, carré corsé, classique. Pontet-Canet
montre un bon équilibre entre le fruit et les tannins, sans
trace de dilution, il grandira bien. Pichon-Longueville
Baron est séveux et vif, mais très tannique et dur.
Lynch-Moussas, qui accueillait
la dégustation, est d'une bonne longueur, mais manque encore
de netteté. Croizet-Bages
est plutôt léger et s'étire en longueur. Lafon-Rochet
est bon, assez long et très tannique. Les
Ormes de Pez donne déjà un vin aimable, ni très gras
ni très complet, mais avec un beau fruité. Phélan-Ségur
est encore long et tannique. Cos
Labory a une robe violacée, le vin est dur pour un corps
assez léger. Belgrave donne
un beau vin : belle robe grenat, nez ouvert de menthe, bouche
subtile et complexe, avec de beaux tannins. Fourcas-Dupré
se présente très bien, séveux, plein et bien fait. Chasse-Spleen
est coloré, robe déjà en évolution ; un beau nez épicé,
du corps et de la longueur et une classe certaine, peut-être
une évolution rapide. La
Tour Carnet est bouqueté, fin, de bonne longueur et
finesse de tannins, et devrait être très bon. |
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Clarke
a une belle robe sombre, du corps, une belle structure et
un boisé bien maîtrisé… que de progrès depuis les débuts
! Lamarque a du corps, de
l'esprit et des tannins. Poujeaux
est jeune, long, élégant, de moyenne concentration. Karolus
du Château Sénéjac, élaboré avec le concours de Jean-Luc
Thunevin, est corsé et tannique. Maucaillou,
d'une robe profonde, a déjà son charme précoce et une finale
douce. Citran offre une robe
vive et un peu fluide ; puis une attaque légère qui se renforce
en bouche et finit sur une belle arrière-bouche, et laisse
une bonne impression de médoc classique. La robe de La
Lagune est un peu délavée, le vin est facile, velouté,
un peu charnu. Fourcas-Hosten,
gras, large, expansif, bref plein de générosité, surprend
par des arômes animaux, qui ne sont peut-être qu'un état.
Malescasse, un peu clair
et un peu court, plaît par sa fraîcheur. Cantemerle,
rouge, un peu trouble, n'offrait peut-être pas un bon échantillon
; il est dominé par une rondeur et un goût de chocolat qu'explique
la forte proportion ( 55%) de merlot. Coufran
aussi est connu pour son merlot, qui lui apporte sa rondeur,
mais il finit dur. Camensac
a une robe peu soutenue ; du fruit mais une finale très
dure. Fonréaud n'est pas très
corpulent, et a tendance à sécher en finale. Beaumont
aussi manque de corps et finit sec. |
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Les
Graves Rouges |
La
tâche du dégustateur est facilitée pour les Graves rouges,
tant presque toujours les vins ressemblent quand on les
goûte à l'air qu'ils ont quand on les regarde !
Chevalier
a une belle robe d'un grenat intense, avec des dégradés
violets ; puis un nez volumineux et changeant,
avec la finesse des fruits mêlée de la terre des graves
; et une bouche pleine, des tannins enrobés mais une finale
très tannique. Fieuzal :
très sombre- gras- fermé- massif- prometteur . Haut-Bailly
a une belle robe pourpre, un très beau nez, un corps serré,
droit, long, avec un grain fin ( le portrait d'un gentleman,
indeed). Pape-Clément,
nous l'avons regoûté plusieurs fois, tant il sort du rang
: robe violacée, bouquet monumental de fumé voire de suie
de cheminée, bouche à l'avenant, il est au-dessus du toit,
il ne reste plus qu'à l'élever. Smith-Haut-Laffite
a une robe un peu claire, un bouquet déjà ouvert de
fruits rouges et de terre humide, une bouche souple et
longue, la finale un peu en retrait.
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De
France a réussi un beau vin, long et droit et charnu.
Les Carmes-Haut-Brion
: robe rubis, nez franc, de l'esprit, délicieux, la finale
un peu courte.Larrivet-Haut-Brion
a une robe violette, de la structure et une bonne finale.
Carbonnieux
a une robe violacée et coule comme du Carbonnieux, ce
qui n'est pas une critique. La
Tour-Martillac a un beau nez de sous-bois, une bouche
complexe avec un certain creux, et des tannins secs.
Rahoul donne un vin sympathique,
coloré, au nez de fraise, avec beaucoup de rondeur et
de la facilité. Haut-Bergey
est coloré, le grain du vin est visible ; puis bonne longueur
et finale massive. Olivier,
robe grenat-pourpre, est un joli vin complexe, un peu
court en finale. La Louvière
a une robe violette et est encore très tannique. Picque-Caillou
est un joli vin plein d'équilibre, mais dans un petit
format. Malartic-Lagravière
est facile, enjoué, voire rieur, mais gâté par une pointe
d'amertume qui sans doute partira un jour. Bouscaut
a une robe très pleine qui annonce un vin plein et massif
qui peut faire penser à de la syrah ! Ferrande
a une robe légère, un nez soutenu mais simple de bonbon
acidulé, le vin est souple et un peu court.
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Les
Pomerol |
| Le
nez de Gazin évoque la forêt ; en bouche,
complexe, divers, vivant ; malgré une finale dure, on sent un
grand vin. L'Evangile sort un beau
Pomerol à la robe nuancée, au nez encore plein de vanille, composite
et complexe en bouche. Beauregard
se remarque par un nez de raisins très mûrs avec une note de cuit,
mais la bouche est complète et complexe. Clinet
doit provenir de raisins très mûrs : facile à boire, marqué
de truffe et de cacao, il est rond et puissant. La
Croix de Gay est un bon vin : fraîcheur au nez, droiture en
bouche.La Conseillante, frais,
un peu simple à ce stade, n'est sûrement pas fini et doit être
revu. La Cabanne donne un vin rond
et doux et très agréable. Petit-Village
a la robe pourpre et le bouquet mûr ; il est plein, frais et tannique
à la fois, mais plutôt acide. La Pointe,
d'un grenat profond, est épais et un peu rustique. |
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Les
Saint-Emilion |
Une
fois de plus à Saint-Emilion, les vins sont très différents.
Le succès des vins de garage et des innombrables cuvées
de prestige a montré que la vinification pouvait suppléer
le terroir.
La
comparaison avec les millésimes précédents tend à faire
croire qu'il y a désormais deux classes de vins : ceux
qui se ressemblent d'un millésime à l'autre, corsés,
chauds, puissamment extraits, et les châteaux qui laissent
s'exprimer chaque millésime. Nous les avons ici mélangés,
bien que ne soient pas les mêmes vins.
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| John
Ryan dans le chai du Château Cheval-Blanc. |
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Cheval-Blanc impressionne
par sa puissance et son équilibre ; bien sûr il est très
jeune. Valandraut est
encore dans une gangue de tannins, mais le vin est très
précis et très long et sent la grande bouteille. Angélus
a la robe violette ; il est puissant, avec beaucoup de
structure et du fruit perceptible, et une bonne finale
qui devrait en faire un très bon vin. Nous avons beaucoup
aimé La Dominique : belle
robe grenat et nuancée, très plein et complet, structuré,
avec une finale équilibrée et une arrière-bouche longue
et sans amertume.La Gaffelière,
robe épaisse, est massif, très structuré, très bon de
bout en bout. Figeac, composé
de trois tiers des trois cépages, est bien trop jeune
; avec des notes de fumé, un corps complet, de la longueur
et une finale dure, il devrait être très bon. Troplong-Mondot
est un vin impressionnant à la robe noire, épais avec
beaucoup de matière et un grain sensible. Beauséjour-Bécot
a un bel équilibre avec le feu du Saint-Emilion de côte.
Quinault L'Enclos
est pour l'heure très puissant et très tannique.Canon-la-Gaffelière
a une robe profonde, et est très plein, mûr, accessible
et semblant d'évolution rapide.
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Canon a une belle robe grenat,
il est souple sans mollesse, long mais pas très concentré,
en tous cas très attirant.
Le Clos Fourtet a une belle robe aux reflets
violets, et est rond, séveux, mais pas très concentré.
Pavie-Macquin offre
un beau nez ouvert, puis est corsé, puissant et terrien,
un peu lourd même. Balestard-la-Tonnelle
est long en bouche, avec du fruit et de la complexité.
Virginie de Valandraut
est tendre avec beaucoup de sève et d'attrait. A son habitude,
Grand-Mayne est gras et
plein ( nez doux et mûr avec des truffes), bref riche,
mais finit dur. Franc-Mayne
est complexe, assez long, corsé, bref un très joli vin.
L'Apogée du Château
Jacque Blanc est un très joli vin, vif, à la finale
douce. La Tour Figeac
affiche par son nez de truffe son voisinage de Pomerol
; en bouche, plein, long, de la sève, très agréable quoiqu'un
peu délité en finale. Laroze présente
une belle robe grenat, une bouche d'une bonne longueur,
une finale dure, bref pas trop d'expression mais de l'avenir.
Nous parions sur Grandes
Murailles : sérieux, équilibré entre la structure
et le fruit. Le Clos
Saint-Martin a une belle robe, de la structure et
des espérances : un parti sérieux. Le Petit
Cheval de Cheval-Blanc a une belle robe et est encore
très vanillé. Berliquet est
un bon vin, en rondeur et en douceur, qui évoque Pomerol.
Branda ( Puisseguin-Saint-Emilion)
est vif, incisif, assez long, avec une belle finale. Grand-Pontet
est bon, jouant sur la fraîcheur et le fruité ; la chair
viendra, et il n'est pas maquillé. Faurie-de-Souchard,
nez de truffe, n'est pas un poids lourd mais un vin bien
équilibré, et ferme en finale. Fonroque
débute par un nez boisé mais délicat ; long en bouche,
avec une acidité présente et une bonne finale, c'est un
bel ensemble.
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| Une
partie de l'écurie de pur-sang de Jean-Luc
Thunevin |
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Haut-Sarpe a une belle robe
colorée, une bouche assez " monodimensionnelle ", comme
dirait le grand Bob, mais de la puissance. Larcis-Ducasse
est assez complet, avec du fruit, mais pas très expressif
ce jour. Cadet-Piola a une
belle robe, une bouche de velours mais sans grande chair,
et finit sérieux et dur. La Serre
a une robe claire, et le vin est bon, simple et franc.
La Tour du Pin Figeac Moueix
est un vin sérieux et dur, dont les raisins manquent peut-être
de maturité. La Couspaude
a une robe sombre, en bouche le vin est gras, chaud, facile
et sans heurt, un peu banal. Larmande
est rouge et noir, très mûr, presque chocolaté, à notre
goût trop boisé et pas assez émilionnais. Guadet-Saint-Julien
se présente un peu fumé, voire terreux, pas à la mode en
tous cas ; malgré un petit format, il n'est pas mal. Le
Clos de l'Oratoire,
à la robe noire, est ensuite très souple et manquant de
nuances. Dassault a certes
du corps, mais n'est pas complexe et sa finale est très
astringeante. Capdemourlin
manque de complexité et joue sur un fruité précoce. Nous
trouvons à Fonplégade trop
de bois pour le vin. Petit-Faurie-de-Soutard
manque d'envergure et finit sec. Le Moulin
du Cadet est léger et pas à la hauteur. |
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Les
Graves Blancs |
| Malartic-Lagravière,
composé à 80% de sauvignon, est très bon avec une belle matière.
Chevalier sort un bon vin au boisé
prononcé. La Tour Martillac
est rond et large, fruité, évolué. Fieuzal
est bouqueté et civilisé. Larrivet-Haut-Brion
est plutôt bon avec du grain. Pape-Clément
est très gras et pas encore remis des bâtonnages. La
Louvière est encore trouble avec un nez de levure, mais gras
et prometteur. Carbonnieux est
souple, fluide et coulant. Olivier est
plein, rond, mais un peu aqueux. De
France est franc et direct, un peu light. Haut-Bergey
est sur un nez de levure. Bouscaut
est acide et n'a pas encore digéré son soufre. |
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Sauternes
et Barsac |
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Ce
sont de vrais beaux liquoreux, amples, puissants, mûrs,
avec une acidité prononcée qui leur permettra de bien
vieillir. On parle d'un millésime comme 1967 ! Bien sûr,
tous les vins ne se présentent pas bien, car ils sont
encore très jeunes.
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| Suduiraut
est complexe avec une bonne acidité, noble d'arômes et très
long en bouche. Guiraud a beaucoup
impressionné par sa puissance : du miel liquide ! Rayne-Vigneau
est complexe, avec un sucré notable et de la puissance en
bouche, il devrait s'offrir un grand avenir. Rieussec
est puissant et viril.Doisy-Védrines
est très beau, plein et enrobé et d'une grande longueur.Malle
a un beau nez de pamplemousse, de l'équilibre et une grande
longueur. |
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| En
2001, les Sauternes s'habillent d'or pur ! |
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Doisy-Daëne est fin et
corpulent à la fois, avec les premiers arômes exotiques.
Myrat, rond et citronné, se
goûte avec plaisir.Sigalas-Rabaud
est plus gras et rond que fin, il finit vite. Le Clos
Haut-Peyraguey est très fin, long, et commence bien
une longue carrière.La
Tour Blanche est rond, long, avec une acidité présente.
Filhot comme souvent est encore
pointu et incisif, mais sa grande longueur est prometteuse.
Lamothe-Guignard
( 90% de sémillon) est bon, très jeune, un peu amer.
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Coutet semble un peu léger
pour le millésime, mais il faut attendre, puisque c'est
Coutet. De même Lafaurie-Peyraguey,
vif et rafraîchissant, mais de peu de volume. Suau
est bon, avec du corps et de la liqueur. Arches
est bien charpenté, mais plutôt terrien et doit s'affiner.
Lamothe est carré, boisé,
un peu simple. Rabaud-Promis
a une robe claire, il semble un peu fluide dans cet ensemble,
avec une finale un peu dure. Bastor-Lamontagne,
sans doute juste tiré, était trouble et à revoir. Romer
du Hayot est plus léger, avec une finale dure.
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Les
vins préférés du Wine Spectator |
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(par
ordre alphabétique)
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Sauternes
: Climens, Coutet, Doisy-Védrines, Clos Haut-Peyraguey,
Guiraud, Lafaurie-Peyraguey, de Malle, Nairac, Rieussec,
Suduiraut et bien d'autres.
Médoc
: Branaire, Calon-Ségur, Carruades de Lafite, Clerc-Milon,
Cos d'Estournel, Gruaud-Larose, Haut-Bages-Libéral, Lafite,
Latour, Léoville-las-Cases, Léoville-Poyferré, Margaux,
Mouton-Rothschild, Palmer, Pichon-Longueville Comtesse
de Lalande.
Graves
: Haut-Brion, La Mission Haut-Brion.
Pomerol
: L'Eglise-Clinet, Le Pin, Petrus, Vieux Certan.
Saint-Emilion
: Ausone en premier, puis par ordre alphabétique Angélus,
Bellevue-Mondotte, Canon-La-Gaffelière, Cheval-Blanc,
Grand-Mayne, La Clusière, La Couspaude, La Mondotte, Pavie,
Pavie-Decesse, Pavie-Macquin, Troplong-Mondot, Valandraut.
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| Les
Bordeaux 2001 |
| Les
vins préférés de Decanter |
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(par
ordre alphabétique)
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Sauternes
: Clos Haut-Peyraguey, La Tour Blanche, Lafaurie-Peyraguey,
Rieussec, Sigalas-Rabaud. Puis Caillou, Doisy-Védrines,
Guiraud, Lamothe, Myrat, Nairac, Suduiraut…
Médoc
: Ducru-Beaucaillou, Léoville-las-Cases, Margaux,
Mouton-Rothschild. Puis d'Armailhac, Batailley, Branaire,
Brane-Cantenac, Cantemerle, Carruades de Lafite, Clerc-Milon,
Clos du Marquis, Cos d'Estournel, Grand-Puy-Lacoste, Gruaud-Larose,
Haut-Bages-Libéral, Haut-batailley, Lafite, Lafon-Rochet,
La Lagune, Langoa, Latour, La Tour Carnet, Les Forts de
Latour, Léoville-Barton, Léoville-Poyferré, Lynch-Bages,
Palmer, Phélan-Ségur, Pichon-Longueville Baron, Pichon-Longueville
Comtesse de Lalande, Pontet-Canet, Potensac, Rauzan-Ségla,
du Tertre.
Graves
: Haut-Brion, puis Bahans-Haut-Brion, Chevalier, Haut-Bailly,
La Louvière, La Mission-Haut-Brion, La Tour Haut-Brion,
Pape-Clément.
Pomerol
: Clos L'Eglise, Lafleur, Le Pin, L'Eglise-Clinet,
Petrus, Vieux Certan. Puis Gazin, Le Bon Pasteur,Rouget.
Saint-Emilion
: Barde-Haut, Grandes Murailles, La Mondotte, Le Tertre-Roteboeuf,
Pavie-Macquin. Puis Beauséjour-Bécot, Canon, Canon-la-Gaffelière,
Cheval-Blanc, Clos de l'Oratoire, Clos Fourtet, Fonroque,
Larmande, Moulin-Saint-Georges, Pavie, Troplong-Mondot,
Trottevieille.
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